Maman Mignonneries

La vérité doit sortir de la bouche des parents

4 janvier 2012

C’est en écoutant la radio dans la voiture tout à l’heure, que je suis tombée, par hasard, sur une émission que je ne connaissais pas « Les experts Europe 1 », ayant pour sujet les secrets de famille.
Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité d’écouter l’émission entièrement (en réecoute possible ici), mais j’ai quand même pu en retirer une information susceptible d’intéresser tous les parents.

Il nous est déjà arrivé, à tous, d’être submergés par une émotion, à la lecture de quelques lignes, à l’écoute d’une chanson ou en voyant une ou des images. Pourtant, à ce moment-là, on ne se dit pas forcément que cette variation d’humeur, cette petite chose non dite, aura un impact  fort sur notre enfant…

Avant 4 ans et demi :
L’enfant va croire que c’est de sa faute si son père ou sa mère est triste ou en colère.

Au-delà de 5 ans
À cet âge-là, l’enfant va essayer de cacher ses bêtises et donc pour lui, toute chose cachée sera une chose honteuse. Pour lui, si son père ou sa mère ne lui dit pas quelque chose, c’est parce que son parent a lui aussi fait une bêtise.

À partir de la pré-adolescence :
Généralement, l’enfant ne voudra pas se voir confié un secret ou une confession. Il entre dans l’âge de rebellion et veut se dissocier de ses parents et de sa famille. L’impact sera apparemment moindre.

 

Comme il faut faire attention aux mots que l’on prononce (au risque d’entendre un florilège de vulgarité dans la bouche de son tout-petit), il faut prendre garde aux attitudes devant sa progéniture.
Ils sont petits donc on se dit qu’ils ne comprennent pas. Mais en fait, ils comprennent autre chose et risquent même d’imaginer une chose bien pire que la réalité…

Par exemple, le père qui connait des difficultés a son boulot sera naturellement préoccupé et de mauvaise humeur. Mais l’enfant risquera lui de comprendre que son père fait de mauvaises choses à son travail !

Ces petits secrets et surtout l’imagination débordante de nos enfants pourront avoir un impact assez négatif sur leur comportement.

L’exemple cité par l’un des intervenants, Serge Tisseron, est parlant et montre bien que la communication est alors essentielle entre l’enfant et ses parents.

« Il est important de dire à l’enfant que ce qui nous rend triste ou en colère ne le concerne pas, qu’il n’y est pour rien. »

 

Enfin, je ne jeterai la pierre à personne, car il m’arrive à moi aussi de dire (souvent) le mot putain, pour ne pas citer mon expression vulgaire favorite putain de pute ! (hum…)
Et bien sûr, je ne contrôle pas toutes mes émotions, donc mon fils – qui est avec moi toute la journée – ne peut pas toujours y échapper…

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2 Commentaires

  • Reply Babidji 4 janvier 2012 at 23:15

    Cerise nous a reparlé ce soir à table du frère de mon mari qui est mort il y a 2 mois … la pilule ne passe toujours pas pour elle et à 4 ans elel interprete les choses differemment, c’est dur de leur faire comprendre qu’ils n’y sont pr rien si on est triste ! d’autant plus difficile qu’elle est à l’âge où elel prend vraiment conscience de la mort … ça fait bcp d’un seul coup !

  • Reply Lucky Sophie 5 janvier 2012 at 15:04

    ce sont de vrais éponges même bébés, ils voient tout de suite quand on est tracassé…

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