Maman

Les coliques du nourrisson

30 janvier 2013

Alors que mon bébé aura quatre mois dimanche prochain, il me semble que la période des coliques fait enfin partie de l’histoire ancienne.

Et même si ce désagrément ne dure que quelques mois (les coliques apparaissent généralement à 3 semaines et disparaissent entre le troisième et le quatrième mois), quand le bébé en est atteint, c’est une étape très difficile à vivre pour les parents, qui se sentent totalement dépourvus de moyens.

Voici donc un léger condensé de tout ce que j’ai pu apprendre sur le sujet…

 

Comment reconnaître les coliques du nourrisson ?

Bébé pleure au point d’être inconsolable, il se tortille, il a le ventre dur. Il peine à faire ses gaz et quand il y arrive, certains peuvent même être très douloureux, au point de le faire pleurer encore plus fort. Rien à voir donc avec le terme de colique, que l’on emploie pour désigner des selles liquides.

Les symptômes sont généralement accentués le soir.

 

À quoi sont-elles dues ?

Il s’agirait d’une immaturité du système digestif, fréquente chez les bébés et qui se résoudrait toute seule avec le temps. Je parle au conditionnel car il semble que le corps médical émette encore quelques doutes à ce propos…

Néanmoins, quand on connaît l’évolution de la gestation humaine, on se dit que c’est probablement cette raison qui en est la cause. En effet, avant que l’homme ne devienne bipède, il y a fort fort longtemps, les grossesses étaient bien plus longues et le petit naissait à un stade plus avancé qu’aujourd’hui. Comme tous les mammifères, il était en mesure de se déplacer tout seul dans les heures suivant la naissance… Mais aussi d’avoir une alimentation diversifiée !

Car de nos jours, le petit d’homme commence à être diversifié (introduction d’aliments autres que le lait maternel ou le lait industriel premier âge) entre le 4ème et le 6ème mois, mais ce n’est qu’à partir de 12 mois que les autres aliments servent davantage à le nourrir qu’à lui faire découvrir d’autres goûts. Et quant aux grands prématurés, ils ne peuvent absorber rien d’autre que du lait maternel (de leur mère ou de donneuses) durant leurs premières semaines de vie.

On peut donc raisonnablement en conclure qu’il y a de fortes chances pour que ces maudites coliques du nourrisson soient, bel et bien, dues à une immaturité du système digestif qui se manifesterait, entre autres par une intolérance au lactose (due à une absence d’une enzyme appelée lactase, du fait de l’immaturité).

photo (66)

 

Comment soulager bébé ?

On peut dire que j’ai, à peu près, tout essayé pour tenter d’apaiser mon petit bébé. Et malheureusement, force est de constater que rares sont les traitements réellement efficaces. Bien sûr, tous les bébés étant différents, il est important de ne pas se limiter à un seul avis et ce qui n’a pas marché pour mon garçon pourrait peut-être fonctionner pour un autre…

 

1. L’aider à évacuer ses gaz

Dans tous les cas, bébé ayant des difficultés à évacuer les (très) nombreux gaz accumulés dans son petit ventre, le moyen le plus logique de le soulager est de l’aider à les faire sortir. Pour cela, il est important de lui masser le ventre puis de lui remonter doucement les genoux sur son ventre, et ce, régulièrement tout au long de la journée. Cela évitera une trop grande accumulation des gaz et donc de plus fortes douleurs le soir.

Le massage peut se faire de deux façons. Soit par de légers mouvements circulaires, dans le sens des aiguilles d’une montre, sur la partie du ventre située sous le diaphragme. Soit en effectuant une légère pression, avec le côté de la main, de gauche à droite et en formant un demi cercle, toujours dans la même zone (technique enseignée par mon ostéopathe).

Personnellement, je lui massais le ventre pendant 5 à 10 minutes, plusieurs fois par jour.

De même, porter bébé sur l’avant-bras ou le poser à plat ventre sur un petit coussin le soulage généralement assez bien.

 

2. Eviter le lactose

Pour cela, il est conseillé aux mamans allaitantes de supprimer les laitages (et en particulier ceux à base de lait de vache) de leur alimentation. Il n’y a pas de souci à se faire concernant l’apport en calcium si elles mangent varié et équilibré (les légumes verts notamment en regorgent) et il existe des compléments alimentaires tels que le Rexorubia (homéopathique) qui permettent d’éviter les carences.

Pour les bébés nourris au lait artificiel, des laits sans lactose existent dans le commerce, mais j’avoue ne pas maîtriser le sujet…

 

3. Les probiotiques

Sur les conseils de ma pédiatre, j’ai donné des probiotiques Bio Gaia à mon bébé. Malheureusement, je n’ai pas constaté d’amélioration…

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4. L’homéopathie

Sur les conseils de mon père, généraliste et homéopathe, j’ai testé le Colocynthis 4CH et j’ai eu d’excellents résultats. Cela en était même bluffant tellement mon bébé était vite soulagé…

Dès que la crise commençait, je lui donnais 4 granules (diluées dans 2 ou 3 gouttes d’eau de bouteille, ouverte depuis moins de 24 heures), et en moins de 15 minutes, bébé s’endormait sur mon bras.

Bien sûr, je combinais homéopathie, massage et portage sur le bras, pour le soulager au plus vite.

 

 

Enfin, après presque quatre longs mois de pleurs quasi-inconsolables, il était temps que cela cesse ! Malheureusement, Dame nature ne semblant pas vouloir contrarier la réputation qu’ont les bébés d’avoir facilement la larme à l’oeil, c’est à présent au tour des dents de nous gâcher la vie !

À suivre donc…

 

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2 Commentaires

  • Reply Mamzelle-Mistinguett 31 janvier 2013 at 10:46

    C’est bizarre par que l’on dit, qu’en général, les coliques apparaissent vers la troisième semaine or, j’ai l’impression et c’est même sûr, que mes enfants, surtout Pickachu, en ont souffert bien avant …

  • Reply Romy de Carolineburel.com 1 février 2013 at 09:07

    Bonjour,

    J’apprécie énormément la manière dont tu as structuré cet article : il est clair et très pertinent. Merci pour les infos que tu y délivres. C’est très utile !

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