Tout le monde veut Papa

Posted by on 17 février 2013 in Mignonneries | 5 comments

Le soir, quand je suis seule pour le coucher de mes deux minis, les pleurs sont malheureusement presque toujours de la partie.

À défaut d’avoir quatre bras, j’ai au moins le privilège de pouvoir converser avec mon plus grand… Et ses progrès de langage ont été fulgurants ces derniers mois – pour être tout à fait exacte, depuis son trentième mois qui a coïncidé avec la naissance de son petit frère – et nous pouvons désormais dialoguer en toute compréhension.

photo (1)

Le change, lavage des mains et brossage des dents de Mini1 se font non sans difficultés, puisqu’une course poursuite à travers le premier étage est souvent nécessaire. Et forcément, avec Mini2 en écharpe, je suis loin de me la jouer Husain Bolt…

Une fois dans son lit, je dois faire acte de présence dans sa chambre jusqu’à ce qu’il s’endorme. Et je n’ai pas d’autre choix que d’y être en faisant les cent pas, afin que le plus petit se calme s’il a des coliques ou se laisse entraîner par mes bercements pour aller rejoindre, lui aussi, Morphée.

Et à ce moment-là, une fois les lumières éteintes et le début de la tranquillité auditive amorcée, bien souvent tout se complique. Je me retrouve face à un Mini1 en pleurs parce qu’il veut son Papa, et encore plus proche du Mini2, contaminé par la pleurnichade très contagieuse de son grand frère… C’est fou ce que les pleurs peuvent se propager à vitesse grand V !

« Je veux mon Papa » résonne donc inlassablement dans la pièce, pendant de longues minutes.

Alors, j’explique à Mini1 que son Papa est au travail pour le moment, mais qu’il viendra l’embrasser dès son retour.

Au bout de quelques minutes d’explications, teintées de larmes, et de rattrapages d’enfant sur le point de sortir du lit, accompagnés de cris, je finis par obtenir gain de cause et voir mon grand mini sur le point de s’endormir. Quant à Mini2, tantôt il a les paupières déjà lourdes, tantôt il est en pleine crise. Et dans ces moments-là, je salue la volonté de mon grand garçon, capable de trouver le sommeil dans la même pièce qu’un bébé, âgé de quatre mois et à deux doigts de l’hystérie…

Et cette semaine, pendant l’un de ces instants, aussi bien insupportables pour la patience que les oreilles, mon Mini1 m’a montré, une fois de plus, qu’il était capable de raisonnements tout mignons. Au milieu de ce vacarme étourdissant, dans l’obscurité à peine voilée par une veilleuse bleutée, sa petite voix a jailli, au travers des pleurs de son frère :

« Maman… Lui aussi, il veut Papa ? »

 

 

5 Comments

  1. Je n’ai jamais connu les difficultés d’endormissement mais les « je veux mon papa » je sais pas trop gérer à part expliquer quand il va revenir… Je compatis.

    • Et j’imagine que toi aussi tu aimerais que le papa soit la dans ces moments la!

  2. et ça m’énerve!
    tu gères tout, tu te démènes comme tu peux pour que ça roule
    et le papa arrive en « sauveur, héros »
    je suis souvent seule avec eux, et oui ces moments peuvent être très délicats
    courage!

    • Ah la la ! Je vois qu’on vit la même chose ! Qu’est-ce que ça peut m’énerver quand il pleurniche en demandant son papa ! Surtout qu’en général, son père a moins de patience et le laisse pleurer…

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