Maman Mignonneries

La petite goutte de lait

22 mars 2013

Si j’étais un homme, j’aurais prétendu être à l’article de la mort, la semaine dernière.
Mais je suis avant tout une maman au foyer, ayant pour mission de s’occuper ses deux enfants, quel que soit le temps dehors, ses envies ou son état de fatigue…

Comme la plupart des jeunes parents, nombreuses sont les journées où je baille à m’en décrocher la mâchoire, en attendant impatiemment de retrouver mon lit. Et surtout que mes petits retrouvent Morphée.

Comme tout un chacun, il y a des jours où le moral descend si bas, que même mes chaussettes les plus roses ne savent le retenir.

Et il y a ces semaines redoutées, heureusement plus rares, où un mauvais virus s’invite. Et là, c’est toute l’organisation qui s’en trouve chamboulée : le linge n’est plus lavé, le lave-vaisselle est à peine vidé, les jouets restent dispersés dans le salon, et les repas se résument à de la malbouffe qui a le mérite d’être rapide à préparer…

Les jours qui précédaient nous avaient illuminés d’un grand ciel bleu, à peine voilé, et avaient permis de réchauffer nos esprits par des températures clémentes. Telle une injustice flagrante pour la méridionale que je suis, c’est lors de cet épisode printanier que la pharyngite a choisi de jouer les trouble-fêtes.

Un Boubou contaminé signifie généralement des journées calmes, comme on n’en connaît que rarement, mais des nuits bruyantes et agitées.
Et un Boubou contaminé, c’est un Boubou qui a eu besoin d’être câliné. Et donc qui s’est fait contaminant…

Le cododo imposé a donc eu raison de moi. Alors afin d’alléger mon agonie, il fut décidé que la journée serait off comme je les appelle… Soit avec une charge de travail réduite de moitié car Boubou est allé dépenser son énergie retrouvée chez sa grand-mère. Pour le plus grand bonheur de cette dernière, de Boubou… Et forcément du mien.

Mais les courbatures et les migraines ont faussé toute la donne ! Ce qui me paraît généralement être une journée de repos m’a semblé hier être à la limite du supportable… Les pleurs d’un bébé de cinq mois, son besoin intense de proximité et de bercements étaient au-dessus de mes forces. Alors j’ai enfreint le code des mamans maternantes et, avec le coeur lourd, j’ai laissé pleurer mon bébé.

Quelques instants à peine m’ont suffi pour retrouver la force de combattre ma fatigue. Les yeux encore mouillés, nous nous sommes allongés tous les deux dans le lit, pour profiter d’une tétée apaisante.

Au bout de quelques minutes, mon tout petit dormait et moi, je profitais du silence pour me reposer…

Et puis je l’ai regardé.
Là, j’ai observé une petite goutte de lait qui dégoulinait doucement de sa narine…

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Et je me suis souvenue que ce tout petit être se trouvait invariablement là où je le posais, portait les vêtements que je lui avais choisis, s’abreuvait du lait que je voulais bien lui donner… Pour faire simple, mon petit était simplement, on ne peut plus, dépendant de moi.

Depuis, quand la fatigue me fait redouter son énorme besoin de proximité, je me rappelle juste que j’ai une chance folle d’avoir un tout petit bébé aussi accro à sa maman !

 

 

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