Bla-bla Humeurs

Hypocon(ne)driaque

15 juillet 2013

Il y a des nuits où l’on ferait mieux d’avoir une grève du wifi. Certains jours aussi, mais là n’est pas vraiment la question.

Il y a trois mois de cela, à une période où la première dent et son lot de réveils nocturnes chamboulaient un semblant de rythme, certes récemment acquis, j’ai passé la nuit à renouer des liens avec une vieille connaissance…

On avait passé beaucoup de temps ensemble après la naissance de Boubou, mais au bout de quelques semaines à peine, la vie nous avait fait prendre des chemins différents. Je laissais donc les forumeuses de Doctissimo et ouvrait ce blog. Et je m’écoutais donc un peu plus encore.

Je n’ai jamais eu l’impression d’être hypocondriaque, pourtant force est de constater que je regrette souvent de ne pas avoir fait médecine. Car ayant baigné dans un univers médical, je pratique (il ne faut pas le dire) une auto-médication que je qualifierais de raisonnée, mais rends aussi un bon nombre de diagnostics à la va-vite…

Le mois dernier, par exemple, j’ai cru que je faisais une grossesse extra-utérine. Ce n’est pas rien quand même… Alors j’ai fait 4 tests de grossesse, une prise de sang et j’ai aussi passé une échographie en urgence qui, forcément, s’est révélée tout à fait normale. Et bizarrement depuis, mes maux de ventre ont disparu. Seul mon ventre reste étrangement gonflé… Mais est-ce si anormal pour quiconque aurait décidé de faire venir le soleil, non pas à coup de danses sacrées, mais de barres glacées chocolatées ?

Mais au mois d’avril, j’ai failli faire bien pire. Heureusement, pour le trou de la sécu, je suis mariée à un homme qui déteste être réveillé aux alentours de 3 heures du matin…

Mon histoire commence donc à l’aube de cette journée naissante quand, dans un élan de générosité, mon adorable petit bébé a décidé de partager avec moi sa gêne dentaire. Une tétée aidant, il s’est rendormi presque aussitôt, me laissant ainsi seule avec moi-même… Ou presque, puisque mon iPhone était tout à côté. Le misérable.

Les minutes défilaient péniblement quand soudain, je me suis souvenue d’une petite sensation gênante derrière mon genou gauche.
Et quoi de mieux qu’un petit tour sur le net pour vérifier que tout va bien ?

J’ai pris mon iPhone et j’ai googlisé mes symptômes. Puis je les ai doctissimisés. Pauvre de moi !
Enfin sur le moment, je dois bien avouer que j’ai béni le réveil nocturne, la dent douloureuse et le wifi. Grâce à eux, mon diagnostic était posé, j’avais des chance d’être sauvée. Il ne me restait plus qu’à composer le 15 et supplier un médecin bienveillant de venir mettre fin à… ma phlébite ! Rien que ça.

Dotée de tact, surtout avec mon conjoint, j’ai décidé de l’avertir pour qu’il ne soit pas réveillé par les sirène hurlantes des pompiers. Ou par les rafales de l’hélicoptère, sait-on jamais ce que le médecin régulateur aurait privilégié dans l’urgence.

Moi : « Chéri, tu dors ? ».
Pas de réponse.
Moi, tapotant son épaule : « Dis, tu dors ? »
Toujours pas de réponse.
Reniflant la mauvaise foi nocturne, je décide d’insister : « Chéri, ça va vraiment pas… »
Lui : « Hein ? Il est quelle heure ? »
Moi : « 3 heures, mais il ne faut pas perdre de temps. Chéri, je crois que j’ai une phlébite. Je vais appeler le 15. »

Forcément, ça l’a tiré des bras de Morphée. Et forcément aussi, dirait-il s’il écrivait à ma place, il a pris ma nouvelle avec dérision (et avec un léger agacement) (c’est moi qui le qualifierais de léger).

Une fois n’est pas coutume, j’ai insisté. Mais le problème c’est que lui aussi. Il voulait attendre le lendemain pour en parler à mon beau-père, médecin.
Comme j’étais malade, je n’ai pas eu la force de me battre, alors j’ai capitulé. Et je me suis rendormie, vexée et docti-malade, tout en jurant qu’il le regretterait s’il me retrouvait le lendemain, morte d’une affreuse phlébite. Il l’aurait sur sa conscience !

Au petit matin, on a téléphoné à mon beau-père. Il lui a suffi de quelques secondes pour prendre au sérieux ma douleur. Oui, j’avais bel et bien quelque chose… Une sciatique ! Enfin, ma sciatique… Celle que je connais depuis un malheureux accident de voiture, qui a chamboulé ma vie il y a presque quinze ans.

Sur le moment, je ne l’ai pas reconnue. C’était la période des carnavals alors peut-être que… Bref, on a bien frôlé le drame, mais heureusement, le ridicule ne tue pas. Sinon, je sais ce qu’il me reste à faire…

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NB : en googlisant mon titre (décidément), je suis tombée sur un excellent article éponyme de Baby Pop, que je vous conseille de lire, si vous voulez fortement sourire…

 

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3 Commentaires

  • Reply mamanwhatelse 15 juillet 2013 at 09:08

    hu hu hu ne jamais lire doctissimo et ne jamais google-iser ses symptômes! j’ai appris ça depuis que j’ai tapé une fois hémorroïdes dans la barre de recherches : j’ai fait des cauchemars pendant 15 jours!

  • Reply Mademoiselle-Coralie 15 juillet 2013 at 09:30

    Coucou, je connais ça mais c’est mon conjoint qui est hypocondriaque et ici c’est assez dur à vivre avec. Lui tout a commencé il y a des années maintenant (quand il avait 10 ans il a bientôt 30 ans) car il avait fait une intoxication alimentaire très grave quand il était partie en vacances dans un pays étranger. Ici c’est assez extrême quand même et ce n’est pas tous les jours facile. Je connais les réveille en panique et c’est assez pesant.

  • Reply evrard 19 juillet 2013 at 07:32

    Hello..je te découvre …et tu me fais bien sourire…Bizzz…

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