Bla-bla Humeurs

Mon arnacoeur

29 décembre 2015

MARIAGE

Mon amoureux, je l’ai choisi pour ces tonnes de qualités. Et parmi elles, il y en a deux qui ont fait la différence : son intelligence et sa culture. Car je ne suis pas de celles qui tombent amoureuse d’un beau mec au sens de l’humour accru, s’il est écervelé… Et il m’en faut même plus, car j’ai besoin d’un homme qui sache m’épater au quotidien, répondre à toutes mes interrogations et surtout, m’apprendre des choses tous les jours. Et croyez-moi, rares sont les jours où il peut s’endormir sur ses lauriers et laisser au repos ses méninges.

Toutefois, force est de constater que l’intelligence se démontre parfois au travers d’une petite dose de bluff. Parce que j’ai tendance à aimer le challenge, la « compèt » comme on dit. Et même quand il s’agit de savoir lequel de nous deux a le moins bien dormi…

Passant bien plus de temps en leur compagnie (nos enfants), il va de soi que la palme me revient sans contestation. Néanmoins, je ne loupe jamais une occasion d’en rajouter une couche, et lui, d’essayer de me voler la vedette !

Car nous avons accumulé une dette de sommeil quasi incalculable, tant nos nuits sont agitées depuis bientôt 6 ans…

***

En effet, notre aîné était du genre nano-dormeur. Il aura fallu environ 6 mois, mais surtout cinq années pour que ses nuits deviennent complètes !

Son petit frère est arrivé au bout de 2 ans et demi de nuits hachées. Nous étions rodés concernant les réveils nocturnes, mais par bonheur, ses deux premières nuits à la maternité ont été sans coupure de 23 heures à 9 heures du matin, ce qui m’a valu quelques remarques un peu inquiètes des infirmières. Moi, je savourais des nuits comme je ne les connaissais plus, et il était hors de question de réveiller mon goulu bébé de 4,100 kgs ! Et même si ces nuits furent exceptionnelles, notre cadet a rapidement trouvé son rythme et nous avons constaté avec bonheur qu’il aimait dormir (et dans son lit, qui plus est !), tandis que son aîné continuait à se réveiller, inexorablement.

Puis vint l’arrivée de notre petite dernière, avec mes gènes de dormeuse, ses nuits sans faille et ses sourires jusqu’aux oreilles au moment du coucher.

***

Depuis le mois d’octobre seulement, notre aîné ne se réveille quasiment plus la nuit. Et même si nos deux autres enfants sont du genre dormeur, il y a toujours des situations qui forcent le réveil, comme une envie de boire, un cauchemar, une couche qui déborde ou pire, une petite maladie hivernale… Et nous sommes en plein dedans.

Il y a ainsi des matins où je me réveille dans un autre lit que le mien.
Et l’autre nuit, une fois n’est pas coutume, c’est une Poupette fiévreuse qui a malmené mes heures de sommeil. Non seulement elle s’est réveillée plusieurs fois, mais une insomnie vers 4 heures nous a empêchées de dormir au moins jusqu’à 5 heures du matin… Et pour couronner cette nuit gâchée, un réveil que je n’avais pas programmé sur mon iPhone à choisi de sonner à 5h52 précises. Le pompon !

Bien sûr, je me suis empressée de déverser ma complainte au cours du petit-déjeuner. Et je n’ai pas eu besoin d’en rajouter une couche pour réveiller l’instinct compétiteur de mon arnacoeur…

En effet, après avoir inutilement précisé que j’étais épuisée, j’ai entendu un énervant – et abusif – « moi aussi ». Forcément, je n’ai pu m’empêcher de le questionner sur cette hypothétique fatigue qui, avouons-le, ne tenait pas la route (il s’était réveillé dans notre lit au petit matin, lui !).

Et là, tel un joueur de poker sans lunettes, il a oublié que le manque de sommeil pouvait me rendre plus hargneuse, alors il a bluffé :

« J’ai entendu ton réveil sonner et ça m’a réveillé moi aussi ! »

Ah ah… J’aurais bien aimé rire sur le moment… Mais impossible !

Pourquoi ? Parce que ce « moi aussi » devient lourdement redondant à la longue, et parce qu’il dormait profondément quand je suis retournée prendre un pull dans notre chambre avant de descendre.

Autre chose ? Oui. Mon téléphone était sur un oreiller, dans la chambre de notre fille et… Sur vibreur !

Force est de constater qu’après 6 années de mariage, le bluff n’est plus vraiment chose aisée.

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2 Commentaires

  • Reply Lorelei 30 décembre 2015 at 16:48

    ah ces hommes, tous les mêmes décidément lol

    bisous

  • Reply mommywifeyblog 11 janvier 2016 at 20:13

    Hahaha! Pas mal Monsieur 🙂 Je m’y reconnais un peu dans ton mari, sauf que le mien ne relève pas (faut que j’évite de trop en faire hehe)

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